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                                                          31garen Gure Herrian  2004ko Azaroa

 

Laburrak: La censure a la dent dure/ l'Euskara dans les mairies / Le handicap à Urruña / Pausu-Béhobie                     Le PLU et les permis de construire

BATERA                                              Josu Goia                                              Les conditions de détention en France Herriko ixtorioak                              Mari Kutzu                                   Tempête sur Nafarroa

Des ordures et des taxes

 

          Il est difficile aujourd'hui de se loger à Urrugne, il est difficile aujourd'hui de construire sa maison à Urrugne car le prix de la terre s'est enflammé. Pour tous, même ceux qui n'ont pas eu à construire ni à se soucier pour leur propre logement, il devient aussi de plus en plus cher de vivre à Urrugne. La dernière taxe foncière nous là bien rappelé. En effet et vous l'aurez tous remarqué, la rubrique ordures ménagères a subi une augmentation de plus de 40%. Or, pour tous les habitants d'Urrugne aucun avantage particulier n'est apparu dans le monde des ordures  ménagères.

          De très bonnes raisons seront certainement invoquées pour expliquer cette augmentation sans évolution dans le traitement des déchets, mais on ne peut que s'inquiéter pour l'augmentation que nous devrons subir lors de la mise en marche du projet concernant le traitement des ordures ménagères en son entier.

          De plus, un redressement fiscal des comptes du SIED  augmente l'ardoise concernant Urrugne de 53 061 euros soit 348 000 francs, ardoise que nous devrons régler collectivement. En effet le 17-10-2002 le syndicat recevait une notification de redressement du centre des impôts de Biarritz, conséquence d'un contrôle concernant la T.V.A. pour la période du 01-01-99 au 20-06-02. Ce qui semble vouloir dire que le syndicat n'a pas correctement fait les déclarations fiscales de cette période. D'où le redressement fiscal avec pénalités.

          Alors, que peut-on conclure de ces augmentations si ce n'est que vivre à Urrugne devient de plus en plus cher, sans pour autant connaître une réelle amélioration du confort collectif ? Rappelons aussi les problèmes d'assainissement que nous connaissons à Urrugne, pour lesquels on nous affirme une bonne santé mais qui nécessiteront la construction d'une nouvelle station d'épuration.Celle-ci devrait être construite pour 2005, conformément à ce qu'exige la loi, et nous devrons également la financer.

          Nous connaîtrons donc certainement de grosses augmentations de taxes dans les années à venir. Et c'est bien ce que l'on nous a répondu au dernier Conseil Municipal. En fait une loi  sur les ordures ménagères a été promulguée: Il faut donc l'appliquer. Nous serions favorable puisqu'il s'agit de bienfaits pour l'environnement et de l'amélioration de l'hygiène collective, mais étant donné que la facture sera tout entière pour nous, que le législateur n'a pas envisagé une participation de l'Etat à l'application de la loi, la pilule est difficile à passer ! Parce que monsieur Raffarin a beau jeu de parler de baisse d'impôts alors que les différentes taxes explosent, sans que nous n’en ayons le moindre bénéfice au quotidien, au contraire.

          En Euskal Herri l'état providence n'existe toujours pas, il devient de plus en plus cher de vivre chez nous et nos droits collectifs  fondamentaux sont toujours bafoués !.

            

LABURRAK     BREVES     LABURRAK     BREVES     LABURRAK     BREVES

La censure a la dent dure

  Le législateur a imposé aux municipalités en place qu'un espace minimum  soit réservé dans le bulletin municipal aux représentants de l'opposition. Nous avons donc nous aussi préparé notre point de vue sur cette première partie de mandat, satisfaits de cette nouvelle tribune, même si cela aura provoqué un net retard de la publication de ce fameux bulletin municipal.                                                   Mais notre joie a été de courte durée car tout d'abord il a fallu passer à la censure, c'est-à-dire présenter notre texte, qui n'a pas convenu au censeurs.  il a refusé de publier le texte tel que nous l'avions écrit car nous mentionnions le maire précédent. Nous avons donc été censuré sur toute la première partie du texte:                                                                                                              Mais notre surprise ne s'est pas arrêtée là puisque, lorsque nous avons reçu le bulletin municipal final, nous avons constaté que la place réservée à l'opposition était un simple tract glissé à l'intérieur du bulletin et non pas un espace intégré à l'intérieur du bulletin lui-même.                                                                                                                                                                                      Le monopole de la diffusion de l'information a la dent dure, et la démocratie au sein des municipalités beaucoup de chemin à parcourir  pour devenir réalité. 

Partie censurée: Urruña  n'échappe pas à la règle et se montre même bon élève !                                                                        Depuis plus de 25 ans, HERRITARRAK dénonce  et agit contre cette politique ? Condamnation de Mr Poulou (alors Maire et aujourd'hui député) pour prise illégale d'intérêts dans une affaire immobilière sur la zone de Zokoa? Annulation de permis de construire toujours dans cette zone…

Le PLU et les permis de construire

Euskara dans les mairies

 Et d’une de plus. Uztaritze est la 21e mairie à signer la Convention proposée par Euskal konfederazioa visant à promouvoir l’utilisation de l’euskara dans la vie communale. Euskal Konfederazioa se félicite de cette signature dans cette commune de 5000 habitant-es “symbolique puisque le Biltzar du Labourd s’y déroulait autrefois”.                                                                                                Une nouvelle convention a par ailleurs été signée par la mairie de Sara. Cette commune avait eu un rôle précurseur puisqu’elle avait pris des engagements et mis en place “des mesures marquantes” afin de promouvoir le basque dans le cadre de l’expérience pilote “Bai Euskarari Akordioa Herrietan”, impulsé par le mouvement associatif et Euskal Kontseilua. Ce qui amène Euskal Konfederazioa à “prendre le rôle précurseur de la commune en compte et proposer une aide complémentaire à l’action Bai Euskarari Akordioa Herrietan”.                                                                                                                                                                               Les communes qui signent la Convention proposée par Euskal Konfedrazioa se suivent mais hélas notre commune ne donne toujours pas  signe de vouloir s’engager à promouvoir l’euskara. Que fait Mr Delobel?

Le handicap à Urruña

     Il y a quelques années une place de parking était réservée aux handicapés sur la place de la mairie. Depuis, celle-ci a disparu laissant un no man's land total pour tous ceux qui circulent en fauteuil roulant ou ont des difficultés locomotrices. Nous nous sommes régulièrement inquiétés de cet état de fait au cours de Conseil Municipaux et on nous avait promis gain de cause lors de la réalisation des trottoirs envisagés sur le début de la route menant à Sokorri. Nous étions donc confiants, croyant sur parole que le projet était en route. Les travaux des trottoirs  ont été effectués, leur hauteur est tout à fait normale c'est-à-dire impraticable pour les fauteuils roulants. La plus minimum pente d'accès n'a pas été installée, et nous attendons toujours la place de parking.                                  Alors, bien sûr, on nous répondra sans doute qu'il s'agit d'un point de détail, étant donné la masse de travail brassé par les services techniques et les préoccupations plus essentielles auxquelles s'adonnent sans doute nos élus responsables des travaux publics. Mais il s'agit d'un détail fondamental pour l'intégration des handicapés. Aucune personne en fauteuil n'a aujourd'hui accès à la mairie d'Urrugne alors que comme tout le monde il contribue au financement des différents services de la mairie.

BEHOBIE - PAUSU = PASSAGE

BATERA 

La décentralisation  fut la première action d'envergure lancée par le gouvernement Raffarin et lors des assises de Bordeaux le 16 Novembre 2002, le Conseil des élus du Pays Basque (président A. Lamassoure) présenta une contribution portant ces 4 revendications (même si elles n'étaient pas exprimées avec autant de clarté). Non seulement il n'obtint aucune réponse de la part des membres du gouvernement présents (dont M. Alliot-Marie) mais on s'empressa avec mépris de passer à l'interlocuteur suivant. Notre pauvre président en revint fort marri et s'empressa par la suite de rentrer dans le rang en rejoignant celui de l'UMP                            Le 14 Décembre 2002, 110 associations syndicats et mouvements représentant une large partie de la société civile d'Iparralde, se sont réunies à la Chambre de Commerce et d'Industrie de Bayonne pour constituer la plate-forme BATERA, à laquelle se sont joints de nombreux élus  et militants de tous les partis politiques de droite, de gauche ou abertzale, à, l'exception du front national et du parti communiste. Lors de cette réunion  fut signée une charte dont le préambule s'intitule "Valoriser la démocratie en Pays Basque"  et dont le but est de voir se concrétiser les 4 revendications majeures, déterminantes pour l'avenir de notre territoire.                            Le 01 Février 2003, près de 7000 personnes sous une pluie battante sont venues soutenir ces revendications puis le 11 Octobre près de 9000 sont revenues appuyer ces quatre revendications restées sans suite :  

-Co-officialisation de l'Euskara

-Création d'un département Pays Basque

-Création d'une Chambre d'agriculture du Pays Basque  

-Pôle universitaire de technologie autonome                                                                                                                       Ces  4 revendications fondamentales ont été reconnues au plus haut niveau ou pour le moins certaines d'entre elles (Mitterrand, Jospin, Chirac…) et exprimées majoritairement et pacifiquement depuis plus de 10 ans (sondages, votes, manifestations…) Le 27 Mai dernier 138 mairies du Pays Basque ont ouvert leurs portes  et des centaines de conseillers et maires se sont exprimés sur la tenue d'un référendum pour ou contre ces revendications.                                                                                                             A Urruña (les portes de la mairie n'ont pas été ouvertes au débat, la réunion s'est faite à Posta !) à l'exception de l'élu socialiste et des élus de Herritarrak, aucun n'était présent! pas même Mr Delobel président de Ikas Bi, à croire que l'avenir du Pays Basque ne les intéresse pas !                                                                                                                                                                            Pourtant les enjeux sont énormes, outre un nécessaire rééquilibrage, la pérennisation de notre culture et de l'euskara, 5000 emplois en dépendent et BATERA a largement communiqué pour montrer de quelle manière.Il ne s'agit pas de créer des emplois de fonctionnaires en plus, mais de mieux les répartir. A l'heure ou des milliers d'emplois disparaissent, encore récemment Orma, Etchandy, Banque de France,Douanes, Répression des Fraudes après Ruwel, Chupa Chups,Gema,ARCC sans parler des menaces chez Bonnet…,nos élus ne peuvent rester inactifs ni insensibles ni muets. Ces projections n'ont pas été mises en cause, sauf par Mr Espilondo qui exprimait plus une allergie à tout ce qui touche "le basque" et qui se traduit par un antibasquisme primaire dans une stérilité mentale affligeante. D'ailleurs ses "amis" de la gauche se sont empressés de faire savoir que Mr Espilondo ne représentait que lui-même dans ce débat. Quant à Mr Lasserre, après avoir adhéré au travail de centaines de personnes de la société civile, qui a abouti à l'élaboration de la charte Pays Basque 2010, reprise très partiellement dans la convention spécifique du Pays Basque; il voudrait maintenant jeter au panier ce travail qui avait fait naître tant d'espoir et amorcé une dynamique au plan économique sans équivalent  sur notre territoire ; pour faire de nous des "pyrénées-atlantiquiens" par un nouveau et inédit redécoupage appelé territoires de projets. On hallucine !

Même si Mr Raffarin continue à croire que le "chemin de la décentralisation continue" et que "les territoires veulent avoir la parole" le grand projet de la décentralisation vire au grand flop, les revers essuyés en Corse en témoignent. Le "non" catégorique et sans débat démocratique opposé à nos revendications n'est pas une réponse !                                                                                                L'état ne peut plus continuer à faire la sourde oreille, assez de mépris !                                                                                  Pourquoi l'expression démocratique n'ouvre-t-elle pas la voie au dialogue en France ?                                                                      Pourquoi la "décentralisation" a-t-elle fait ses premiers pas en Corse ?                                                                                          Une chose est sure, plus que jamais nous devons nous mobiliser autour de ces quatre revendications car elles sont vitales pour notre devenir et celui de l'Euskara mais notre forme d'expression doit évoluer car nous ne sommes ni entendus ni écoutés.

Pour en savoir plus sur BATERA  et ces quatre revendications : http://www.batera.info

 Josu Goia

 1999 urtean sorpresa bat sortu zen Berako herriaren herriko hauteskundetan. Lehenbiziko aldiz Ezker Abertzaleak lortu zuen Berako Alkatetza.                                                                                                                                                                      Badakizue hegoaldean Udal funtzionamendua anitz desberdina da, iparraldeko sistemarekin konparatzen badugu. Bera herriak 3.665 biztanle ditu, eta biztanleen arabera 11hautetsi tokatzen zaizkio. Hauteskundetan Euskal Herritarrok zerrendak bost hautestsi lortu zituen, E.Ak lau eta P.N.Vk bi. Nahiz eta gehiengoa absolutoa ez lortu, bertze taldeek errespetatu zuten zerrenda bozkatuena. 

   Denen artean egin dugu lana Herriko Etxean. Lan guztiak banatu ginituen denen artean, eta egia erran hautetsi gehienek lan haunitz egin dute, eta ohore ederra izan da nerezat hoiekin lan egitea, nahiz talde politiko desberdinetakoak izan. Madriletikan zigortu digute haunitz: Momentu honetan oraindikan hautetsi bat preso daukagu gure Oskar Goñi, bertze hautetsi ohia ere bai Kotto Altzuguren, gurekin lan egiten zuen gazte bat ere bai, Eneko Zestau, bertze bi hautesi torturatuak izan ziren eta presondegitik pasatu , Bikendi Goia eta Imanol Larrañaga eta kultur dinamizatzailea gorriak ikusi zituen presondegira ez joateko.

    Nahiz hamaika traba paratu arren, lan ederra egin dugu herriarentzat, nere ustez. Bide berriak markatu ditugu, hurbildu dugu Herriko Etxea herritarreri, konsultatu dugu, hitza eman diogu herriari gauza haunitz erabakitzeko eta orain sentitzen gara maitatuak herrian.                                                                    Joanden maiatzean izan ziren hauteskundetan, bakarrik gure zerrena presentatu zen “BERAINEZ” izenarekin. Madrilek ilegalizatu ziguten eta Bera gelditu zen Herriko hauteskunderik gabe. Honekin ez zen zerrenda hori bakarra ilegalizatua gelditzen, baizik gure inguruko 50 pertsonak ere bai.                                                                                                                                                   Urrian Madrilek inposatu ziguten bertze herriko hauteskundeak, eta orain bai, gure konpetentzia desagertu ondoren, hiru zerrenda presentatu ziren. Nahiko parekatuak gelditu dire: Herrialde lau hautetsi, EA lau eta Aralar hiru. Ez dakigu oraindik nor izanen den hurrengo Auzapeza.                                                                                                                                                              Lehen erran dut bide berri batzuk markatu ditugula. Hoien artean bat azpimarratuko dut zuekin zer ikusirik daukalakotz. Orain arte, Berako Herriko etxea eta Lapurdiko Herriko Etxeak bazkaltzeko bakarrik biltzen ziren. Guk lortu ditugu adostasun batzuk elkarrekin lan egiteko, adi bidez, mendiko suak kontrolatzeko, eta hori ez bakarrik Herriko Etxeen artean, bainan ere bilerak eginez artzaiekin, ihiztariekin mendi zaienekin, suhiltazaileekin, ekologistekin etabar.... erabaki bat artzekoz, ez ba da herriaren iritziak entzuten eta kontutan hartzen, alferrik hartzen da.                                                                                                                                      Gauza haunitz gelditzen dira elkarrekin egiteko: Ibardin, Bera eta Urruñakoa da eta elkarrekin ez badugu estudiatzen bere geroa gaizki gabiltza. Ekologia, kultura, kirola, elkarrekin koordinatzeko.                                                                                                  Azken aste honetan enteratu naiz Frantziako administrazioak zigortzen ari dela Hendaiako Herriko Etxea zaborre historio batentzat. Bortzirietatik landuko dugu gure elkartasuna Hendaiako herri lagunari. Anaien artean ez ba gara laguntzen, inondikan ez gaituzte lagunduko.                                                                                                                                                                              Berako Ezker Abertzaleak, nahiz ofizialki ez izan Herriko Etxean, segituko dugu lan egiten herriaren alde.                                          Maiatzan ez zen inor gehiago presentatu. horregatik guri tokatzen zaigu zilegitasun oso osorik Auzapez eta hautetsi izaiteko. Hurrengoak izanen dute legalitatea berekin, bainan zilegitasuna gurea da. Horregatik oraindik aintzina siñatuko dut horrela:

            Josu Goia Etxeberria              Berako zilegitasun daukan Alkatea proskritoa

L’OIP a rendu public son rapport 2003 sur “les conditions de détentions en france

“Quand l’OIP a pris la décision de publier un rapport sur l’état des prisons en France en 2003, nous avions des raisons objectives de craindre une détérioration de la Situation déplorée et dénoncée en 2000 par les deux assemblées parlementaires et le président de la Cour de Cassation mais nous n'imaginions pas avoir à décrire une descente aux enfers. (...) Aujourd'hui, la priorité à laquelle la majorité des détenus se trouve soumise n'est pas d’exercer des droits mais d'assurer leur survie. Frappant désormais tous les types d'établissements pénitentiaires, la surpopulation, touchant trois détenus sur quatre.(..)Pour ces personnes, chaque nouveau jour annonce une lutte vouée à l'échec contre le bruit, la saleté, les mauvaises odeurs, étouffement et, par voie de conséquence, la haine des autres et de soi. En 2002, 122 personnes se sont tuées en prison et, en 2003, le chiffre était déjà de 73 au 31juillet. (..) Dans un pareil contexte, n'importe quelle politique de protection des droits et de retour a la vie normale ne pourrait qu'échouer. Les règles édictées par la loi dans ces deux domaines ont donc été contournées, délaissées et, dans certains cas, purement et simplement supprimées.                                                                                                                                                                         Hélas, la situation dont OlP établit le constat n'est pas le résultat de la négligence ou de la pénurie des moyens mais d’une politique délibérée. Il aura suffi de quelques mois pour changer de cap. Avec les lois Perben et Sarkozy les juges, poussés par ce qui apparaît la volonté générale, n'attendent plus de se trouver dans des circonstances exceptionnelles pour placer en détention.(..) Dans cette affaire, la responsabilité politique est engagée. Les dirigeants qui, au mépris du respect dû à la personne humaine, entassent en pleine connaissance de cause des personnes vulnérables dans des lieux où les conditions de vie sont indécentes auront à en répondre moralement, politiquement et il faut l’espérer légalement.”                                                                                                                Extrait  de la préface de        Thierry Lévy  président de    l’Observatoire International des Prisons  Section France 

HERRIKO ISTORIOAK       HISTOIRES DU VILLAGE

   "Betidanik etxearen inguruan sagar-rondoak ikusi ditut. Jinkoak daki noiz landatu zituzten arbola guzi horiek! Denetarik baziren, sagar gaziak eta gezak. -Gaziak?                                                 -Bai, hola erraiten da; gaziak bainan goxoak!                                -Zenbat sagar mota zenuten?                                                       -Huf! Hamar bat bederen San Juan edo Jondoni sagarrak, hori horiak, lehenik ontzen ziren. Agornilean Andre Mari sagarrak biltzen genituen. Pottoloak, gorriak xuriz marratuak, distiratsuak, barnea arrosa kolorea.                                                                .Hum! Jateko gogoa emaiten dautazu!                                          -Gero, peraxak, udarea iduri, baratze sagarrak... lzen guziak ez ditut gogoan. Ah, ahantzi gabe anixak, ñimiñoak, azal gorri horiak, zoin onak ziren, ahotik ezin ateratuak ! Oraindik haien gustoa zinzurrean daukat. Errenetak edo gordin xuriak azala grisa zuten, gusto berdintsua, bainan idorragoak.                                            -Urte guziko sagar biltzen zenuten?                                               -Bai, gehien gehienetan. Soilaruan, lastoaren gainean lerro lerro hedatzen genituen.                                                                     -Negua bukatu arte kontzerbatzen  ziren? Orain, fruituak berehala usteltzen dira!                                                                             -Azkenekoak zimeltzen ziren, bainan hala ere jateko onak ziren.     -Sagar gezak ere biltzen zenuten?                                                -Bai, sagarnoa egiteko, ez ziren jateko onak, mando-buruak, nunbait hor. Fruitu horrek sagarnoari kolore eta bixitasun gehiago emaiten zion.                                                                              -Sagarnoa ez zenuten etxean egiten?                                            -Ez, laborari guziek ez zuten dolarerik. Aita, orga sagarrez bete betea idi pareak eramaten zuela, bi baserritara joaten zen, Otxabiarat edo Olaberrirat.                                                           Lehenik, dolarean sagarrak xehatzen ziren eta oren batzuen buruan patsa, sagar lehertuak eta jusa finki tinkatzen ziren jusa guzia ateratu arte. Jusa hori, sagarno berria harrapotsu eta gozoa ontzi batera erortzen zen. Zoin ona zen!                                       Gero barriketan ezartzen zen. Aita orduan baserri horietara itzultzen zen barriken xeka. Soto fresko eta ilunenean ezartzen ziren eta sagarnoa, pixkanaka ari zen hartzen, barrika gaineko zilotik harrapoa zeriola.                                                             Zenbat aldiz, Beñat kusina eta biok, kuia zango baten medioz, ez genuen xurrupaka edari miresgarri hortarik edaten! Gordezka bistan da!                                                                                            -Urde zirzilak ! Noiz botoiletan ezartzen zen sagarnoa?                   -Aitak martxoa hasi orduko egiten zuen hori. Ahal bezain laster, sagarnoak ez zezan gal azukre guzia.                                          -Urte guziko sagarnoa bazenuten?                                               -Bai, Aitak ez zuen bertzerik edaten, arnoak kalte egiten zitzaion.  -Eta patsa erabiltzen zenuten?                                                     -Ez, sagarnoa egiten zen etxean uzten genuen. Aitak ez zituen barrikak baizik etxerat ekartzen.                                                   -Alta, aziendentzat ona omen da.                                                  -Hori bai, behiek eta idiek gustora jaten zuten, mozkortu arte!!         -Pitarra ere egiten zenuten?                                                          -Ez, Lizardi Berriko bordariek egiten zuten.

   Le dimanche 28 septembre 2003, on a célébré à Urrugne pour la première fois la Fête de la pomme et du cidre. Sagarta sagarno besta. Désormais, cette fête est inscrite dans le programme des festivités de la commune et se produira le 4e dimanche de septembre.

Pourquoi cette fête?

  A Urrugne, comme dans tout le Pays Basque, la pomme a toujours été le fruit par excellence, une richesse incomparable offerte par la nature. Mais peu à peu, cette ressource a été abandonnée. Il reste encore quelques pommiers autour des fermes; il reste aussi, dans le coeur de nombreux adultes, le souvenir nos-talgique de ces fruits à la saveur incomparable. Cependant un mouvement s'amorce pour faire renaître cette culture, des expériences tout à fait intéressantes, comme celle du verger conservatoire du domaine d'Abbadia à Hendaye, Abadiako sagardia. A côté de la cidrerie de Camino-Berri qui a toujours tenu bon, apparaissent d'autres sagarnotegi, comme celle de Txopinondo. De jeunes agriculteurs repeuplent les vergers, nous en reparlerons dans notre prochaine édition. Aujourd'hui Léon Mugica. né à Lizargibel, va nous parler des pommiers de son enfance, afin de nous mettre " l'eau ou. . . le cidre à la bouche! "

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mari Kutzu

 

A la lecture du CANARD ENCHAINE du 15/10/2003, M.K.  a appris avec surprise que tout élu condamné pour "Prise illégale d'intérêt", quelle que soit la condam-nation, même avec sursis, était automatiquement inéligible pour 10 ans, et radié des listes électorales  pour 5 ans, et ce grâce à une  loi, votée en 1995 par une  majorité dirigée par Alain JUPPE !

Dans ses souvenirs, cela lui rappelle bien quelque chose, mais  elle n'arrive pas à se souvenir de quoi ! Un élu local condamné pour prise illégale  d'intérêt ? Mais qui donc?

Allons, allons, aidez-la un peu ! 

 

MK, pas bégueule, a été satisfaite de voir reprise par la majorité municipale une idée maîtresse du programme d'HERRITARRAK, sous la forme du FORUM DES ASSOCIATIONS.

Belle initiative, en effet, que de mettre en exergue le bénévolat, et de rendre un hommage officiel à tous ceux qui consacrent aux autres temps et loisirs, et ce sans compter!

Dans la même foulée, que penser du magnifique coup de pied botté dans le postérieur de tous les bénévoles du Comité des Fêtes, proprement remerciés par une Municipalité qui a mis en place un Système Municipal, encadré par 6 conseillers municipaux, et utilisant un employé municipal ?

On fait la promotion du bénévolat d'une main, de l'autre on l'enterre?

 

MK a poliment décliné l'invitation de Mixel Bercetxe à l'accompagner dans ses différentes délégations municipales: Participant à 14 syndicats inter-communaux, de Souraide à Hendaye, Madame  ne doit pas le voir souvent à la maison!

Encore heureux que le Syndicat de Landagoyen ait été dissous, celui qui lui avait valu le beau titre de " MARQUIS DE LANDAGOYEN !

 

 

 

M.K. encartée CGT, (comme le fut Daniel IRAZOQUI, mais c'était sa période bleue de séminariste !), a participé aux manifestations qui ont accompagné le grand débat sur les retraites en Juin dernier !

Un pique nique revendicatif avait été prévu sur les terres d'OXABIAGUE,  jouxtant la villa du Député. Les organisateurs en avaient négocié préal-ablement l'accès tant avec le Com-missariat de St Jean de Luz qu'avec  le  Propriétaire-Député (Pourquoi pas? Il y a bien des prêtres-ouvriers!).

La manif était festive et bon enfant, et tout devait bien se passer. Sauf qu'à l'heure prévue, un cordon de C.R.S. barrait l'entrée du champ !

Pas de problème, on fit 100 mètres de plus et on bloqua l'entrée … de la maison du Propriétaire-Député!Le commissaire, très embarrassé, proposa bien un retour dans le champ, mais tirrit! j'y suis, j'y reste !

Les organisateurs ont alors  exigé d'obtenir un Rendez-vous ultérieur avec le Propriétaire-Député, pour exposer leurs revendications, et quelle ne fut pas leur ahurissement d'être invités à pénétrer immédiatement dans la maison, Monsieur Daniel POULOU y étant présent! Alors que tout le monde le croyait au Palais-Bourbon! Pensez donc! En plein débat parlementaire sur la grande question des Retraites!

Ce n'était pas "Monsieur le sous-Préfet aux champs", mais "Monsieur le Propriétaire-Député fait l'Assemblée Nationale buissonnière! "

Questions :

"Pour une petite sieste, les fauteuils d'OXABIAGUE sont ils plus confortables que les bancs de L'Assemblée?" En participant sour-noisement à la privatisation future du système des retraites, après avoir proposé la privatisation de la Sécurité Sociale, expose-t-il son programme "bien que je ne casse rien, je vais tout casser!"?

"Préparait-il un plan pour une future résidence "Sociale, mais de grand luxe", ou bien de grand luxe, mais sociale, comme à l'Untxin ?

 

MK, espère que Mixel Bercetxe, surchargé de travail par tant de délégations, n'a pas été le responsable de "l'oubli" de déclaration de TVA qui a directement conduit à un redressement fiscal de 300 000 Euro comptez bien! 5 zéros derrière le 3 !, auxquels il a fallu rajouter 40 000 euro d'amende, somme rondelette qui va être réglée par… Toi, cher contribuable Urrunar qui me lit, puisqu'elle est incluse dans la Taxe Foncière, récemment reçue, celle qui a fait un léger bond en avant de …45% !

    La tempête qui a souffle sur Nafarroa a provoqué une véritable Catastrophe pour l'ikastola d'lrunberri. Celle-ci aurait dû être la bénéficiaire de l'argent retiré de ce Nafarroa Oinez mais la manifestation a dû être entièrement annulée et les dégâts matériels sont importants. La foule s'était pourtant dirigée en masse vers la localité nafartar puisque la police forale a estimé que 65 000 personnes s'étaient déplacées pour 'événement.

    L'ikastola d'lrunberri compte 88 élèves et est encore hébergée dans des locaux vieux de 200 ans. Certaines pièces n'ont même pas de chauffage pour cet hiver. La construction d'une nouvelle ikastola est donc une urgence dans cette zone de Nafarroa dite "débasquisée".

    Une fois n'est pas coutume, mais devant un événement de cette importance, nous nous permettons de publier les numéros de compte sur lesquels peuvent être envoyés des dons qui permettraient à cette ikastola de payer les dégâts causés par la tempête et, pourquoi pas, d'envisager la construction de l'ikastola dont ils ont besoin. Et ceci, en tenant compte que les nafartar nous assurent tous les ans de leur soutien à Herri Urrats et ailleurs.

                                                 CRN 2008 0042 SI 1203795925

                                                 CAN 2054 0041 869134923815

                                                  SCH 00492572242514210130

                                                 CLP 3035 0058 35 0580077630 

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