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Etxegintza
Le PLU et les permis de construire(extrait de Gure Herrian Juillet 2003)
Le PLU est encore en voie d'élaboration sur la commune d'Urrugne, il
remplacera le règlement d'urbanisme utilisé depuis 1992 date à laquelle le
POS avait été annulé.
Parmi les principales observations que nous pouvons faire pour
l'instant, on nous confirme une concentration des constructions en zones
déjà urbanisées, une station d'épuration sans doute en zone classée même si
aucune décision n'a encore été prise, une possibilité d'extension de la zone
artisanale autour de Signature et une dépendance au SCOT qui, lui, doit
définir les besoins de l'agglomération. Et donc si le SCOT décide que
localement nous avons besoin d'une structure X (hôpital, maison de retraite,
collège....) et qu'il décide que la structure se construira sur Urrugne, la
mairie devra mettre un terrain à disposition.
En matière de construction, voilà quelques mois on nous parlait de 10 000
logements nouveaux à construire en Côte Basque Sud dans les dix années à
venir . Depuis il semble que ce chiffre a été revu à la baisse. Pourquoi?
par qui? Tout cela est très flou, mais il semble clair qu'une nette
augmentation de la population est prévue. Etant donné le prix des logements,
quelle type de population aura -t-il donc été prévu par les bureaux des
organisateurs de notre avenir ?
Les relations entre les promoteurs et les décideurs locaux sont
certainement au beau fixe et pour certains les années à venir très
lucratives.
Le PLU (extrait
du Gure Herrian Mai 2004) Le projet de PLU a été voté lors du Conseil municipal du 28 juillet 2004.
Les élus Herritarrak n’ont pas voté ce projet même s’ils étaient satisfaits
de voir que la construction se ferait enfin dorénavant à Urrugne sur un
document, alors que ces dernières années tout reposait sur le flou
artistique des Plans Locaux d’Urbanisme.
Après avoir fait connaître leurs doléances en temps et lieux voulus nos
élus n’ont pu voté favorablement pour ce document pour les raisons
suivantes. Tout d’abord il faut constater que ce document est totalement
soumis aux projets du SCOT qui en matière de développement local, soutient
essentiellement l’investissement touristique. Même si nous reconnaissons
l’intérêt économique local de ce secteur, nous savons aussi qu’à travers lui
nous pouvons y perdre notre âme. La municipalité actuelle précise : « Les
orientations du SCOT qui en matière de tourisme, incitent à optimiser
l’activité touristique en évitant une concentration excessive de l’offre sur
le littoral… Le diagnostic des activités économiques …indique qu’il est donc
nécessaire de lancer une réflexion concernant le développement des
structures d’hébergement, voire la localisation de nouveaux sites d’hébergements
touristiques »
C’est donc l’orientation générale qui justifie un manque de planification
pour l’installation de petites structures industrielles ou artisanales. Le
savoir faire de la main-d’œuvre locale est reconnue. C’est un atout que les
municipalités sous estiment pour attirer et encourager l’implantation de
nouvelles structures créatrices d’emplois. Si la population augmente il lui
faudra du travail. A moins qu’il ne s’agisse que de retraités !
D’autre part l’orientation générale du SCOT est aussi l’argumentation
utilisée pour expliquer l’installation d’une zone UK sur la départementale
n°4 pour l’implantation d’une centaine de résidences de tourisme alors qu’il
avait été conseillé lors de déclarations précédentes par le bureau EREA
d’éviter une nouvelle implantation d’une telle zone, celles existantes étant
suffisantes.
Le nouveau PLU nous annonce des zones d’urbanisation futures destinées à
l’habitat au centre bourg, à Camieta, à Kechiloa et à Olhette entre autres.
Il est remarquable que l’augmentation de la population dans certains
quartiers soit envisagée sans autre réflexion. Le quartier Kechiloa qui ne
dispose d’aucune infrastructure collective ni sportive ni de loisir ni de
transport collectif mis à part la fameuse navette de bus qui l’effleure. Ce
quartier associé à Kamieta est donc appelé à voir sa population augmenter.
Cela ressemble à un entassement de population plus qu’à une réflexion
d’organisation urbanistique
Nous avons mentionné ici les raisons principales qui ont fait que les élus Herritarrak ont voté contre ce projet de PLU mais bien d’autres sujet
peuvent être mentionnés comme le camping Juantxo sur la Corniche qui est
menacé de fermeture par la loi littoral et à qui on ne propose aucune
solution raisonnable et met une famille au bord du désespoir alors qu’elle a
travaillé dur durant de longues années. Et toutes les autres familles qui
sont obligées de faire l’aumône à la mairie dans l’espoir de trouver une
solution à leur problème. Beaucoup de familles ne peuvent plu acheter de
terrain à Urrugne, leur seul espoir est placé dans les terres de la famille,
et beaucoup sont gelées
Les gens du voyage
L’implantation d’une aire d’accueil pour les gens du voyage n’est toujours
pas décidée. Laissée à la réflexion ce problème récurrent ne fera que
s’amplifier comme parfois nous l’avons vu dans les communes voisines. La loi
le demande, il faut assumer ses responsabilités
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Loi SOLIDARITÉ ET RENOUVELLEMENT URBAINS
Le PLU
En quoi les Plans Locaux d’Urbanisme se distinguent-ils des P0S? Le plan local
d’urbanisme, qui remplace désormais le plan d’occupation des sols,
permettra aux conseils municipaux de mieux exprimer leur projet pour la
commune, après avoir élaboré un diagnostic d’ensemble et une politique
globale pour l’aménagement et le renouvellement de la ville ou du village.
Les plans d’occupation des sols remplissaient très imparfaitement ce rôle,
car la loi leur imposait de se limiter à préciser le droit des sols.
Comme le plan d’occupation des sols, le plan local d’urbanisme précisera le
droit des sols:
§il délimitera des zones urbaines, à
urbaniser, agricoles et naturelles;
§il définira exactement ce que chaque propriétaire pourra ou ne pourra pas
construire, et comportera un règlement et des documents graphiques peu
différents de ceux du plan d’occupation des sols.
Du POS au PLU, des évolutions réglementaires Le règlement du PLU
délimite des zones qui doivent couvrir toute ta commune à l’exception des
parties couvertes par un plan de sauvegarde et de mise en valeur. Il
n’existe plus que quatre types de zones:
§ Les
zones urbaines, zones U sont inchangées.
§ Les
zones a urbaniser qui sont désormais appelées zones AU sont soumises aux
mêmes règles que les anciennes zones NA.
§ Les
zones agricoles sont désormais appelées zonas A. Les zones A (qui
correspondent aux anciennes zones NCI regrouperont les secteurs de la
commune a protéger en raison de la richesse des terres agricoles.
§Les
zones naturelles et forestières appelées zones N regroupent l’ensemble des
secteurs naturels qui sont protégés de l’urbanisation .Elles diffèrent
quelque peu des anciennes zones ND ; des constructions pourront y être
autorisées dans des secteurs de taille et de capacité d’accueil limitées a
condition de ne pas porter atteinte au caractère de la zone.
§Les
zones NB qui permettaient une urbanisation inorganisée de secteurs naturels
sont supprimées.
§Les secteurs soumis a des
risques naturels ou technologiques seront par ailleurs identifies de façon
particulière quelle que soit la zone dans laquelle ils sont situes (de la
même façon que les emplacements réserves ou les espaces boises classés). Il
en sera de même des secteurs a protéger en raison de la richesse du sous-sol.
Mais il ne se limitera pas à cela
- Il couvrira
dorénavant l’intégralité du territoire communal à la seule
exception des périmètres couverts par un plan de sauvegarde et de mise en
valeur (secteur sauvegardé) et indiquera le diagnostic d’ensemble établi
par le conseil municipal.
- Il comprendra un projet
d’aménagement et de développement durable qui
précisera le projet d’évolution et de développement d’ensemble de la
commune.
Le projet d’aménagement et de développement durable expose les intentions
de la municipalité pour les années à venir. C’est un document destiné à
l’ensemble des citoyens. Il faut donc éviter d’être trop technique et
complexe. Dans ce cadre et en
fonction des besoins de la commune, il pourra en outre définir les projets plus précis d’
aménagement tels :
§ l’ aménagement et le développement des quartiers centraux
§ Les actions de renouvellement des quartiers en difficulté en utilisant
notamment les procédures d intervention simplifiées par ailleurs par la loi SRU (traitement et prévention des copropriétés dégradées, insalubrité,
péril, biens vacants, et sans maîtres)
§ les projets d aménagement des espaces publics
§ les projets d équipement dans les ZAC (les anciens PAZ sont intégrés dans
le plan local d urbanisme)
§ Les projets d aménagement des entrées de ville
§ les mesures décidées pour protéger les paysages naturels et urbains Ces compléments sont
facultatifs et il n’est nullement nécessaire d’attendre que tous ces projets
soient prêts pour approuver le plan local d'urbanisme. Celui-ci pourra par
des modifications ou révisions ultérieures être complété au fur et a mesure
que les projets seront élaborés
Quelle concertation
pendant l’élaboration et la révision des plans locaux d’urbanisme?
La concertation permet
d’informer et d’associer les habitants en amont des décisions qui concernent
leur cadre de vie, de mieux définir les objectifs d’aménagement au travers
d’une démarche globale appuyée sur un large débat public. Il s’agit
d’informer le public et de lui permettre de réagir dès le stade des études
préalables, avant que l’essentiel des décisions soit pris de façon
irréversible.
Qui définit les
modalités de la concertation?
Le conseil municipal, quand il prescrit l’élaboration ou la révision du plan
local d’urbanisme (PLU).
Y a-t-il des modalités obligatoires? NON. La commune est
totalement libre de choisir les modalités de concertation qui lui paraissent
les mieux appropriées compte tenu notamment de la taille de la commune, de
la situation et des traditions locales, de l’importance des modifications
apportées au PLU, en cas de révision. Ces modalités peuvent être
très variées information du public par les journaux locaux, bulletins municipaux, brochures, lettres, expositions, permanences d’élus et de
techniciens, consultation du public, réunions publiques, réunion d’une
commission d’urbanisme élargie, exposition en mairie.. Quand la concertation
a-t-elle lieu? Pendant toute la durée de
l’élaboration ou de l’étude de la révision du PLU. La commune définit les
modalités de la concertation en même temps qu’elle décide de prescrire
l’étude ou la révision de son PLU. Dans sa délibération, la commune peut
prévoir des modalités différentes pour les différentes phases de l’étude,
par exemple mettre à la mairie une « boite à idées » quand les études ne
sont pas encore avancées, organiser une information ensuite et prévoir une
plus grande association du public au fur et à mesure de l’avancement du
projet. Qui participe?
Toutes les personnes intéressées. Le conseil municipal ne peut pas établir
une liste limitative des personnes ou des associations susceptibles de
participer à la concertation. Qui tire le bilan de la
concertation? Le conseil municipal. Ce
bilan est tenu à la disposition du public. Faut-il respecter un
délai entre la délibération tirant le bilan de la concertation et celle
arrêtant le projet de PLU?
NON. Le décret précise que le conseil municipal peut, par une même
délibération, tirer le bilan de la concertation et arrêter le projet de PLU.
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itzuli harrera / retour à l'accueil
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