AI SANTA FLOR,
AI SANTA FLOR
URRUÑARRENTZAT ZENBAT ZOR !!!!
AI SANTA FLOR, AI SANTA FLOR
ZER KRISTO GERTATU DA HOR !!!!!
BI ZULOKIN BAT EGIN DIGUTE
EUSKAL HERRIKO LAPURDIN
HERRITARREN SUBENTZIOZ DOHAN
URRUÑAN SANTA FLOR UNTXIN
EZ DAGOENETIK EZIN HARTU
DAGOEN LEKUTIK BERAZ
NAHIZ ONDASUNETAN POBRE IZAN
ZORRETAN GARA ABERATS
AI SANTA FLOR, AI SANTA FLOR.......
MUNDUKO POLIBALENTEENA
TALENTU HANDIZ EGINA
EGURALDI LEHORREAN SALA
ETA EURITAN PISZINA
ESKUBALOI TA SASKIBALOIA
DANTZARAKO EGOKIA
HEZETASUNAREKIN HORMARIK
GABEKO LERRATEGIA
AI SANTA FLOR, AI SANTA FLOR.........

Lore Baratz bat Urruñan Egia erran , Jaun Merak presentatu zuelarik lore baratz baten
proiektua pixkat harritu giñen, eta ideia ona atxeman ginuen. Behingoan
betonaren partez, naturari lotua den proiektu bat eskaintzen zaukun.
Bainan gero ohartu gira lore horrek arantzeak bazituela. Ezadostasunak laster agertu ziren eta ezadostasunen horien gatik gira
auzitegirat joan. Zertako ? Bost arrazoinengatik
1- proiektu hau “application par anticipation” delakoaren bidez
pasarazi zuten kontseiluan. Gure ustez lore baratz baten inportantziko
gauzak ez dira hola bozkatzen bainan bai inkesta baten bidez, gauzak
ongi pisatuz, ikerketak eginez.
2- jakin behar da 6 miliun libera berri baino geihago gostako den
proiektu batentzat, ingurumen inkesta serios bat egin behar dela, lanak
hasi aintzin, eta hau ez dela sekulan egina izan.
3 - proiektu hau 18 miliun gostako da eta NORK pagatu du? Parte
bat ZTJEK, men zergetan. Kontseilu orokarrak 2,4 miliun emanen ditu.
Herrialdeko kontseiluak, 4 miliun, diru publikoa, proiektu pribatu
batentzat : horri ez dezakegu onart. Gainerat Herriko Etxeak 4 miliuneko
mailegu bat eginen du lore baratzeko batimenduen egiteko.
4 - Eta etxegintza, testuak ez dira hain argiak.
Mementuan batimendu batzu
izanen direla , badakigu, jendeen errezebitzeko, ostatu bat, eta saltegi
bat orroitzapenen erosteko. Bainan segur girea ez dela beste etxerik
izanen. zertako beraz ‘ kontratuan irakurtzen dugu hartzaileak berak
bertze obrak egiten ahaiko dituela.
5 - proiektu hunek iraunkorra izaiteko 2000 bisitatzale egunean
behar ditu. Nola leku hortan, uda minean, honbertze jende gurutzatuko
dira?
Sartzea 50 liberetan finkatua da zonbat familiek bisitatzen ahalko dute
beren haurrekin?
Berriz ere HERRITARRAK errepikatzen du holako proiektu batek ikerketa
serios bat merezi duela behar diren argitasun eta xehetasun guziekin,
eta herriko gorabeherak denen aferak direla, ez kontseiluarenak baizik.
itzuli harrera
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SANTA FLOR....FLORENIA.....
Le 5 juillet 1991, l’association HERRITARRAK
a déposé deux dossiers auprès du Tribunal Administratif de Pau. La
première requête est destinée à demander l’annulation de la délibération
du Conseil Municipal d’Urrugne du 2 mai 1991, qui décide de
l’application par anticipation des nouvelles dispositions du Plan
d’Occupation des Sols en cours de révision. La deuxième requête vise à
faire cesser les travaux du Parc Floral en attendant que le Tribunal se
prononce sur la première requête.
Pourquoi cette démarche? "Parce qu’ils sont contre tout et qu’ils ne
sont pas conscients des conséquences de leurs actes" disent les uns;
"Pour empêcher des abus de pouvoir de la part des élus et pour que les
décisions importantes ne se prennent pas à la légère, sans approfondir
les dossiers et sans consulter la population" répondent les autres.
Lors de sa première présentation par le Maire, en février 91, le projet
de Parc Floral avait fait l’unanimité au Conseil Municipal. Comment en
est-on arrivé à la situation actuelle?
28 février 1988 approbation du P.O.S. d Urrugne
Tous les terrains situés sur le territoire de la commune sont planifiés,
le P.O.S. (Plan d’occupation des Sols), -différencie les zones urbaines
des zones naturelles, en définissant entre autres le taux de
construction pour chaque secteur. Le P.O.S. est préparé puis voté par le
Conseil Municipal. Divers organismes contrôlent sa conformité avec la
‘loi (Code de l’Urbanisme, etc). Ensuite un commissaire -enquêteur est
chargé de, recueillir les remarques de la population, au moyen d’une
enquête publique, pour en faire un rapport. Eventuellement modifié en
fonction de ce rapport, le P.O.S. est alors approuvé et rendu public.
Le P.O.S. est donc le document de référence pour l’urbanisation de la
commune : le maire doit accepter ou refuser les permis de construire en
fonction de celui-ci. 16janvier 1990 Mise en revision du P.O.S.
En deux ans, l’évolution urbanistique de la commune liée à des
projets immobiliers comme celui du golf, du port de plaisance, ou à
d’autres demandes de permis de construire entraîne la mise en révision
du P.O.S. La procédure à suivre est la même que pour le P.O.S. initial.
Pendant ce temps, le document voté en 1988 reste valable. Mais, un
article du Code de l’Urbanisme donne la possibilité aux élus de décider
l’application par anticipation des règles liées au futur P.O.S. Cela
permet de rendre constructibles des zones qui ne le sont pas, sans
passer par la procédure normale, en évitant l’enquête publique.
Seulement, cette dérogation rie doit être accordée que pour des
modifications mineures. Cela n’est pas le cas à Urruña.
Interventions du préfet et de HERRITARRAK
Le 4 mars 1991, le C.M d’Urrugne votait une application par
anticipation: cela concernait le projet de Parc Floral, le Golf
immobilier et divers autres permis de construire. Mais par lettre du 2
avril 91, le Préfet demandait l’annulation de cette délibération pour
non conformité au Code de l’Urbanisme.
Le 2 mai 91, une nouvelle délibération est adoptée par la majorité des
élus (excepté Beñat Elizondo de la liste HERRITARRAK). Le projet du Golf
immobilier n’y est plus, mais celui du Parc Floral demeure toujours. Or
il s'agit bien d’un projet important et non d’une modifications mineure
de la zone. C’est pourquoi HERRITARRAK a attaqué cette nouvelle
délibération devant le Tribunal Administratif de Pau.
Que contient ce projet
Il s’étend sur plus de 17 hectares du territoire communal et coûtera
près de 18 millions de francs Pour permettre la réalisation de
ce parc, des terrains ont été cédés à la commune par un propriétaire, M.
Haignan. qui a obtenu en échange des terrains constructibles (beau
cadeau! Txarra)
Après s’être acquittés du prix d'entrée pouvant aller jusqu’à 50 francs,
les visiteurs pourront se promener et admirer d’innombrables espèces
d’arbres et d’arbustes pour la plupart d’origine exotique. Tout ceci
étant agrémenté par un plan d’eau; de plus les promeneurs pourront se
restaurer et acheter quelques souvenirs avant de reprendre leur véhicule
dans le parking ; celui-ci est prévu pour contenir 300 voitures et 30
autobus. Par ailleurs, il est envisagé d’organiser la nuit des
spectacles
pyrotechniques et autres.
Mais les utilités de ce parc n’ont jamais été clairement définies. On ne
connaît pas non plus la proportion entre espèces locales et espèces
exotiques. Et puis il ne faut pas qu’un tel parc serve de prétexte à des
spectacles pyrotechniques qui, par leur artifice total et leur
brutalité, ne contribuent en rien à l’instauration d’une approche
sensible de la nature.
Et l'étude d'impact, qui va payer ?
Le Code de l’Urbanisme prévoit qu’une étude d’impact sur l’environnement
s’impose pour des projets dépassant les 6 millions de francs, Or celle
-ci n’apparaît nulle part dans les études. Est-ce un oubli dû à la
précipitation, ou une volonté délibérée de contourner la loi ? Le
tribunal en jugera.
Et le financement qui va payer?
Coût du projet, sans la zone d’accueil: 13 023 524 francs. La
commune s’engage à verser au concessionnaire les subventions qu’elle
recevra du Conseil Régional (4 millions de francs) et du Conseil Général
(2,4 millions). On constate déjà que cela fait beaucoup d’argent public
pour un projet privé. La redevance qui ne sera perçue qu'à partir de
1996 sera de 100 000F annuels (ce que versait 10 ans auparavant l'usine
SUDEC contrainte de quitter notre commune)
Quand à la zone d’accueil où sont prévus les bâtiments, c’est la commune
qui en est Maître d’Oeuvre et qui doit emprunter pour cela 4millions de
francs. M. Girard, le concessionnaire, s’engage de son côté à rembourser
les traites. Mais si l’affaire n’est pas rentable, qui paiera les frais
? Le contribuable !
Quelles constructions trouvera-t-on dans ce parc?
Selon le maire et ses co-listiers, aucune crainte à avoir de ce
côté-là car le C.O.S. (Coefficient d’Occupation des Sols) est seulement
de 0,01, ce qui correspond donc à une surface constructible d’environ 1
780 m2 sur une surface totale de 178 483 m2. Mais en se penchant sur le
Traité de Concessions qui lie la commune et M. Girard, nous lisons à
l’article 11: Le concessionnaire pourra, après avis favorable donné par
la commune, établir à ses frais tous ouvrages ou travaux qu’il jugera
utiles”.
On peut se demander ce que l’on entend par “tous ouvrages et travaux"
peut-être des constructions ? Et puis ne sera-t-il pas possible de
modifier dans l’avenir le C.O.S, dans cette zone, et d’ouvrir ainsi la
voie à des constructions supplémentaires ? Par exemple pour rentabiliser
une affaire qui ne le serait plus (toute allusion à des faits ayant déjà
existé est tout à fait volontaire).
Et l’assainissement ? Et la circulation
Il est envisagé, pour que ce soit rentable, de recevoir 2000
visiteurs par jour. Cependant, aucune allusion à l’assainissement de
cette zone n’apparaît dans les dossiers remis aux élus avant de voter.
Ce n’est que fin juin que la question commence à être abordée, lors
d’une réunion intercommunale avec Hendaye. Qui fera les travaux ? Qui paiera ? Combien ? Ces questions ont-elles au
moins effleuré l’esprit des élus qui ont voté ce projet? De même,
qui paiera les conséquences d’un tel afflux de véhicules sur les routes
d’accès ? D’autant plus qu’elles sont déjà bien encombrées en période de
pointe. Mais les élus doivent-ils se poser tant de questions avant
de décider?
En conclusion
Ce projet pouvait sembler attrayant lors de sa première présentation
par le maire en février 91: un parc merveilleux, féénque, avec création
d’emplois, qui rapportera des dividendes à la commune, etc.
Mais voilà, sans enquête publique, on évite des questions un peu trop
embarrassantes. Et puis, un parc à ce prix là, on peut espérer qu’il
soit au moins magnifique. C’est quand même du luxe! Quand au côté
magique, méfions nous tout de même des projets en trompe-l’oeil. On peut
avoir des surprises. Quand à la création d’emplois, l’éternelle carotte
que l’on nous tend, quels seront- ils et combien ? Et quel sera le coût
réel de chacun des emplois par rapport à ceux créés dans d’autres
secteurs d’activités? Il est vrai que pour le tourisme, on ne compte
pas. Quand aux dividendes pour la commune, que représentent 100 000
francs par an que devra verser cette entreprise par rapport à tout ce
qui est investi, et cela pour des terres mises à disposition pendant 50
ans?
De tels dossiers mériteraient d’être approfondis avant de prendre des
décisions importantes, qui auront des conséquences pendant longtemps sur
la vie de notre commune, de ses habitants et en particulier de ses
contribuables. Cette année-là, la commune empruntera 8.400.000F et
vendra 2.634.000F de terrains pour boucler son budget. Pour
autant les Urruñar ne reconnaîtront pas la clairvoyance de Herritarrak,
et c’est contraints, que nous déposerons 2 recours devant le tribunal
administratif
L’inauguration du Parc Floral a eu lieu le 18juin 1992. Bien que,
non invité, Herritarrak profitait de cette inauguration pour diffuser
une information aux visiteurs: nous contestons que de l’argent public
serve un intérêt privé. Nous rappelons que ce projet a reçu 4
millions de francs du Conseil Régional et, 2,4 millions de francs du
Conseil Général la commune a prêté 4 millions de francs pour la
construction des bâtiments du parc floral. D’après SUD-OUEST il y aurait
eu 20000 visiteurs cette année. Il reste à espérer que l’année 93 sera
meilleure car pour être rentable il devrait y avoir 200000 visiteurs par
an. Nous ne comprenons pas comment le préfet a pu autoriser un tel
projet par le biais des applications par anticipation telle une décision
mineure.
En 1992. la commune empruntait 18.millions de F pour boucler son
budget...
En 1993, ce qui devait arriver arriva !
Santa Flor plante...
l'économie locale
Le parc floral d’Urrugne, si cher à Mr Poulou (et à notre portefeuille)
vient d’être mis en redressement judiciaire. Après avoir englouti au
moins 6,4 millions de francs de subventions et que la mairie d’Urrugne
ait voté un crédit de 4 millions de francs (plus, un million sur le
compte de l’assainissement) où en sommes-nous? En mars 1993, Santa Flor
déclarait un déficit supérieur au chiffre d’affaires ! 70 000 visiteurs, c’est loin des 150.000 nécessaires à l’équilibre du
budget, et des 200 à 300 000 prévus au départ.
De toute manière, il ne fallait pas sortir de l’ENA pour comprendre a la
lecture du dossier de présentation, que l’affaire ne tiendrait pas la
route. Alors soit les budgets ont été votés aveuglément soit il y a des
intérêts cachés. Dans les deux cas, qui peut faire encore confiance à
ceux qui ont pris ces décisions politiques?
Tous ces millions de francs d’argent public pour un société privée: qui
en a profité?
Les 30 emplois promis, où sont-ils?
Un million de francs de dettes aux entreprises et fournisseurs dans le
contexte économique actuel fragile, quelles en seront les conséquences?
Herritarrak avait dès l’étude du dossier rejeté ce projet, non par
opposition systématique, mais par bon sens. Un an et demi ont suffi pour
nous donner raison, malheureusement pour les contribuables, les
entreprises et, l’emploi. Les responsables de ce scandale vont-ils en
assumer les conséquences ou se défiler? Et nous savons que M.
Girard n’a payé que l’échéance de septembre 92. Les suivantes (mars 93,
septembre 93 et mars P94) n’ont pas été payées à la commune.
Comment se fait -il que, depuis mars 93, la commune ne se soit pas
inquiétée des échéances impayées et que les élus n’aient pas été mis au
courant par leur délégué au Parc Floral (M. Alcorta)?
Comment peut- on admettre, qu’aucune des parties prenantes de ce projet
ayant bénéficié de toutes ces aides publiques, n’ait effectué de
contrôle de l’utilisation de ces fonds publics (ni le C. Régional, ni le
C. Général, ni la Commune).
Et ce n’est pas Fini!
Cette entreprise privée a donc bénéficié de 12 000 000 de francs d’aides
publiques sur 14 000 000 de francs d’investissements, et, après un an et
demi d’exploitation, a été mise en règlement judiciaire. Pour l’aider à
redémarrer et conserver 5 malheureux emplois, le Conseil Général a
décidé de cautionner à 50% un nouveau prêt de 1million de francs!En
1993, la commune a emprunté 15.000 000F pour boucler son budget.
Le 8 Novembre 1993 le tribunal de commerce de Bayonne
prononçait la liquidation judiciaire de la SAEdu Parc Floral d'Urrugne
Une claque pour Daniel Poulou, la douloureuse pour les contribuables
1994, la commune empruntait 2millions de F pour boucler son budget et
vendait pour 2.019.220 F de terrains ! Aujourd'hui encore les
contribuables urruñar continuent à financer ce gouffre !
Ce dossier est
constitué d'extraits des Gure Herrian qui ont tenu informés les urruñar
et continuent de le faire aujourd'hui encore.
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